La sélection 2021

Une sélection de 10 films parmi les meilleurs documentaires sortis en salle en 2019 et 2020.

ÊTRE VIVANT ET LE SAVOIR

D'Alain Cavalier

 

France, Couleur, 2019, 82'

Production Camera One, Arte France Cinéma

Distribution Pathé Films

                              

Emmanuèle Bernheim et Alain Cavalier sont liés par trente ans d’amitié. Ils préparent un film d’après le livre autobiographique de la romancière : Tout s’est bien passé. Elle y raconte comment son père lui a demandé "d’en finir" à la suite d’un accident cardio-vasculaire. Cavalier lui propose de tenir son propre rôle et que lui, soit son père. Un matin d’hiver, Emmanuèle téléphone à Alain ; il faudra retarder le tournage jusqu’au printemps, elle est opérée d’urgence.

Alain Cavalier, sélectionné au festival Best of Doc : “Ne me parlez ni d’argent, ni de Netflix, ni de CNC !”. L'entretien filmé avec Alain Cavalier par François Ekchajzer - Télérama à voir et à lire ici.

Son nouveau film évoque la disparition d’Emmanuelle Bernheim, et du film qu’ils devaient faire ensemble. Et c’est admirable. Le Figaro


De son projet d’adapter un roman d’Emmanuèle Bernheim, interrompu par le décès de l’auteure, le cinéaste tire un film bouleversant et empreint d’inquiétude. Libération

"Être vivant et le savoir" est un film d'adieu, le résultat bouleversant de quelque chose qui n'a pas pu se faire mais dont subsiste une belle ode à l'amitié et à la quotidienneté. Transfuge

 

Très certainement le film le plus émouvant de l’auteur de "Thérèse" (1986) et d’"Irène" (2009). Bande à part

 

Présenté à Cannes en séance spéciale, le récent film d’Alain Cavalier rend hommage à son amie Emmanuèle Bernheim par la vitalité de son cinéma toujours renouvelé. L'Humanité

M

De Yolande Zauberman

 

France, Couleur, 2019, 106'

Production CG Cinéma, Phobics

Distribution New Story

                              

«M» comme Menahem, enfant prodige à la voix d’or, abusé par des membres de sa communauté qui l’adulait. Quinze ans après il revient à la recherche des coupables, dans son quartier natal de Bnei Brak, capitale mondiale des Juifs ultra-orthodoxes. Mais c’est aussi le retour dans un monde qu’il a tant aimé, dans un chemin où la parole se libère... une réconciliation.

Yolande Zauberman signe un documentaire bouleversant d’humanité sur des abus sexuels commis à l’encontre d’enfants dans une communauté juive ultraorthodoxe des environs de Tel-Aviv. La Croix

Un scandale retentissant. Menahem revient sur les lieux du crime de façon à la fois clandestine (la nuit le plus souvent) et à visage découvert. M est un film de dénonciation et de réconciliation. Un coup porté à une communauté pour mieux la sauver. Le Figaro


Mais l’extraordinaire du documentaire de Yolande Zauberman, "M", c’est que la vengeance se révèle rapidement une fausse piste, ce à quoi l’on assiste étant bien plus beau, et plus grand : une forme de réconciliation fabriquée par la grâce de la caméra et l’intelligence de la cinéaste. Libération 

 

Ni le bonheur ni la souffrance ne sont des sentiments simples, et "M", de Yolande Zauberman, est aussi complexe que la vie. Bande à part 

 

Ce film courageux (…) révèle une terrible et complexe vérité. Mais sa force est aussi de faire droit à l’attirance pour la nuit, au pouvoir d’attraction du désastre. Cahiers du cinéma  

MONROVIA, INDIANA

De Frederick Wiseman

 

États-Unis, Couleur, 2018, 143'

Production Zipporah Films

Distribution Météore Films

                              

Monrovia, petite ville agricole du Midwest américain compte 1400 habitants, dont 76% ont voté pour Trump aux dernières élections présidentielles. Des salles de classe aux réunions municipales, du funérarium aux foires agricoles locales, Frederick Wiseman nous livre une vision complexe et nuancée du quotidien de cette communauté rurale, portrait d’une Amérique souvent oubliée et rarement montrée.

Un futur classique du documentaire. L'Express

 
La générosité du regard, sa poésie embrasse l’existence, le comique et le tragique, la banalité. L’Humanité 

  

Poursuivant sa monumentale entreprise documentaire entamée en 1967, Frederick Wiseman a filmé le quotidien d’une bourgade trumpiste du Midwest, avec une intelligence du détail qui l’exonère de tout jugement moral. Libération

 

La grande réussite de "Monrovia, Indiana" est d'être un grand film politique qui n'aborde jamais frontalement son sujet. Avec son sens de l'esquive non dénué d'humour, le cinéaste poursuit son impressionnant portrait de l'Amérique contemporaine et confirme que son dispositif est aussi pertinent au champ qu'à la ville. Positif 

 

Le documentariste américain s’y montre d’autant plus pénétrant qu’il se garde de tout manichéisme, témoignant d’un humanisme incurable quoique sans illusion. Dans ce monde fermé, étriqué, autarcique, il trouve aussi, malgré tout, une forme de beauté. Télérama 

 

Dans "Monrovia, Indiana", Wiseman s'intéresse de très près au quotidien d’une petite ville rurale américaine, en plein cœur de l’Indiana. Sans jamais nommer Trump, son ombre n’en est que plus saillante à chaque séquence. La Septième Obsession 

QUELLE FOLIE

De Diego Governatori

 

France, Couleur, 2018, 87'

Production Les Films Hatari

Distribution New Story

                              

Aurélien est un ami très proche, atteint du syndrome autistique d’Asperger. Parmi les symptômes, une utilisation atypique du langage qui complique son intégration dans la société. Sa parole témoigne en effet d’une certaine difficulté à incorporer les codes qui régissent les liens et les interactions sociales, ce qui l’exclut de ce fait de toute altérité durable. Au-delà de ce que l’autisme peut expliquer, au-delà aussi des hypothèses que je pourrais formuler, il est un témoignage à son propos qui m’intéresse vivement : le sien. Comment se voit-il, se pense-t-il, s’impressionne-t-il, se vit-il ?

Portrait extraordinaire d’un autiste relatant son ressenti, à mesure qu’il invente son chemin dans un monde qui le met en échec. Libération 

 

Le film, comme son personnage, s’interdit de tomber dans une vision romantique de l’autisme. Cahiers du cinéma 

 

Sans donner une image romantique de l’autisme, Diego Govenatori livre un beau témoignage d’un homme coupé de ses semblables, où rien n’est accessible, où l’environnement reste constamment étranger à soi. Culturopoing.com 

 

Documentaire hors norme, Quelle folie !, selon la formule qui ponctue les propos d’Aurélien, permet d’entrer de manière inédite dans un univers méconnu auquel sont attachés bien des préjugés. La Croix 

 

Ce documentaire réussit l’exploit de nous montrer la vie intérieure tumultueuse d’une personne autiste. Télérama 

TALKING ABOUT TREES

De Suhaib Gasmelbari

 

France, Couleur, 2018, 94'

Production AGAT Films & Cie

Distribution Météore Films

                              

Ibrahim, Suleiman, Manar et Altayeb, cinéastes facétieux et idéalistes, sillonnent dans un van les routes du Soudan pour projeter des films en évitant la censure du pouvoir. Ces quatre amis de toujours se mettent à rêver d'organiser une grande projection publique dans la capitale Khartoum et de rénover une salle de cinéma à l'abandon. Son nom ? La Révolution…

Gasmelbari ne se fait pas seulement le relais des joyeux Don Quichotte mais s’affirme pleinement cinéaste et lointain cousin de Rozier et d’Herzog. Cahiers du cinéma 

 

Un document exceptionnel doublé d’une aventure humaine de cinéma, d’humour et de résistance politique. L’Humanité 

 

Splendide élégie pour un art sinistré depuis le coup d’État de 1989, que viennent ponctuer des extraits de la production nationale d’antan. Libération 

 

Drôle et émouvant. La Croix 

 

La noblesse, l’élégance, l’humour et l’ironie de ce quatuor soudanais sont une incomparable célébration de l’art et de l’amitié. Le Figaro 

À écouter sur France Culture

ADOLESCENTES

De Sébastien Lifshitz

 

France, Couleur, 2020, 135'

Production AGAT Film & Cie

Distribution Ad Vitam

                              

C’est l’âge des premières fois, des doutes, des choix et des craintes. Emma et Anaïs, amies d’enfance, traversent ensemble la période charnière de l’adolescence, malgré leurs différences personnelles ou familiales. Que deviendra leur amitié alors que leur vie d’adulte prend forme ? Sébastien Lifshitz (Les Invisibles, RIDM 2012) suit le parcours de ces jeunes filles, de 13 ans à 18 ans. Il capte, avec une étonnante proximité, leurs émois et leurs préoccupations quotidiennes : l’amour, les parents, le futur, l’actualité. Le film est aussi le prisme intimiste à travers lequel il scrute la société française et les crises qu’elle traverse, des attentats de 2015 aux inégalités socioculturelles grandissantes. Une poignante chronique au long cours, filmée avec une justesse remarquable. (ACO)

Un précipité bouleversant de notre époque. Les Inrockuptibles

Aussi fascinant qu'attachant. Ouest France 

 

La puissance rare du documentaire de Lifshitz est bien de faire advenir sous la lave des émotions incandescentes la glace de la résignation morne, que l’on appelle la vie adulte. Positif

À la fois tendre et douloureux, un magnifique film sur le monde mystérieux de l'adolescence. Elle


Adolescentes, en évitant à chaque instant les pièges du voyeurisme et du « cinéma vérité » (les deux héroïnes savent pertinemment qu’elles sont filmées et jouent avec la caméra), entraîne le spectateur dans une histoire à la fois intime et collective qui passionne et touche. Marianne

 

Au gré d’ambiances très variées, l’émotion affleure comme dans une fiction où l’on ne voit pas le temps passer : écoles, famille, sorties entre jeunes etc. Des situations ici captées à bras le corps, à une bonne distance qui subrepticement s’amenuise au fil des ans, toujours avec force et délicatesse. Le Journal du dimanche

À écouter sur France Culture

HISTOIRE D'UN REGARD 

De Mariana Otero

 

France, Couleur, 2020, 93'

Production Archipel 33 

Diaphana Distribution

                              

Gilles Caron, alors qu’il est au sommet d’une carrière de photojournaliste fulgurante, disparaît brutalement au Cambodge en 1970. Il a tout juste 30 ans. En l’espace de 6 ans, il a été l’un des témoins majeurs de son époque, couvrant pour les plus grands magazines la guerre des Six Jours, mai 68, le conflit nord-irlandais ou encore la guerre du Vietnam. Lorsque la réalisatrice Mariana Otero découvre le travail de Gilles Caron, une photographie attire son attention qui fait écho avec sa propre histoire, la disparition d’un être cher qui ne laisse derrière lui que des images à déchiffrer. Elle se plonge alors dans les 100 000 clichés du photoreporter pour lui redonner une présence et raconter l’histoire de son regard si singulier.

Photo : Émeutes du Bogside, 1969 © Fondation Gilles Caron

 
Pour Mariana Otero, décortiquer celles de Gilles Caron équivaut à réparer un lien perdu, les photos devenant son miroir à elle et par la même occasion, le nôtre. Cahiers du Cinéma
 
Film magnifique et bouleversant, vibrant tombeau brodé de silence, au montage somptueux de délicatesse, cette Histoire d’un regard mêle celui, perdu, de Gilles Caron et celui, si intense, de Mariana Otero, au long d’un monologue de murmure ému. La Croix
 
Par un beau travail de voix off, la réalisatrice retrace les enjeux et le déroulement des situations, en partant toujours des images, de ce qu’elles montrent, de ce qu’elles oblitèrent. Le Monde

[Un] très bouleversant retour sur une figure à la fois élégante et discrète du photojournalisme tombé pour l’image, victime de l’info. Libération
 
Une immersion passionnée dans l’œuvre du photoreporteur Gilles Caron, disparu au Cambodge à 30 ans, en 1970. Télérama

Photo : Portrait de Gilles Caron, 1968, © Fondation Gilles Caron / Clermes


À écouter sur France Culture


Sur le Blog documentaire

KONGO

De Hadrien La Vapeur & Corto Vaclav 

 

France, Congo, Couleur, 2019, 70'

Production Kidam, Expédition invisible 
Distribution Pyramide Films

                              

À Brazzaville, un monde invisible régit le monde visible. L'apôtre Médard se démène pour guérir les malades victimes de mauvais sorts. Mais sa vie bascule lorsqu'on l'accuse publiquement de pratiquer la magie noire. 

Kongo est le récit d’une communion de regards repoussant vers un même horizon d’ombres et de scintillements misère du quotidien et misère de l’au-delà, tristesse du sorcier et tristesse des sirènes, ontologie du réel et ontologie de la féerie. Cahiers du cinéma 

Le puissant portrait d’un désenvoûteur à Brazzaville. Libération 

 

C’est à travers ce motif du paysage que Kongo se fait l’histoire magnifique d’une promesse et d’une dette, conclues entre le guérisseur et les esprits de la nature, en l’occurrence ces sirènes. Le Monde 

 

Ici, les deux documentaristes Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav n’hésitent pas à remettre en question avec pertinence la place du fantastique dans le réel, notamment dans la façon de filmer l’invisible ou de le suggérer (capturer des sirènes dans des flacons). Positif 


Un stupéfiant et passionnant micmac. Télérama 

 

Ce documentaire fascinant nous fait découvrir l’autre réalité de l’Afrique : la certitude qu’il n’y a pas de frontière entre l’au-delà et ici-bas. L’Obs 

À écouter sur France Culture

SI C'ÉTAIT DE L'AMOUR

De Patric Chiha

 

France, Couleur, 2020, 82'

Production Aurora Films
Distribution Norte Distribution

                              

Ils sont quinze jeunes danseurs, d’origines et d’horizons divers. Ils sont en tournée pour danser Crowd, une pièce de Gisèle Vienne sur les raves des années 90. En les suivant de théâtre en théâtre, Si c’était de l’amour documente leur travail et leurs étranges et intimes relations. Car les frontières se troublent. La scène a l'air de contaminer la vie – à moins que ce ne soit l'inverse. De documentaire sur la danse, le film se fait alors voyage troublant à travers nos nuits, nos fêtes, nos amours.

Autour de Crowd, pièce de la chorégraphe, Patric Chiha construit un stimulant documentaire à la croisée de la danse, du théâtre et de la fiction, baigné par une esthétique de la transe et du débordement. Presque une invitation à danser la vie. À faire un pas de côté pour l’enlacer autrement. Les Inrockuptibles 

 

De ce voyage tellurique dans la nuit se dégage quelque chose d’éminemment spirituel et physique à la fois, pour ne pas dire érotique. Télérama 

 

Faisant fi du quatrième mur, Patric Chiha ne filme pas seulement un spectacle, mais une situation à part entière, comme les êtres qui l’inventent. Par le cadre, il compose des bouquets de corps en fusion d’une splendeur éblouissante. Le Monde 


La caméra de Chiha, grand cinéaste du trompe-l’œil, épouse à merveille les corps et les troubles. La Septième Obsession 


La réussite est évidente ! En effet, les ralentis hypnotiques ne perdent rien de leur force en passant de la scène à l’écran. L’ambiance techno du spectacle, dans sa dimension pulsative, voire violente, est restituée grâce à une approche serrée des corps pour une réalisation à fleur de peau. Positif 

TOUTES LES VIES DE KOJIN

De Diako Yazdani

 

France, Couleur, 2019, 88'

L'Atelier documentaire
Rouge Distribution

                              

Dans un documentaire à la première personne, Diako Yazdani, réfugié politique en France, retourne voir sa famille au Kurdistan irakien et leur présente Kojin un jeune homosexuel de 23 ans qui cherche à exister au sein d’une société où il semble ne pas pouvoir trouver sa place. Avec humour et poésie, le réalisateur livre un portrait émouvant où les rencontres des uns et des autres invitent à une réflexion universelle sur la différence.

Un film édifiant à plus d’un titre. Le réalisateur Diako Yazdani est lui toujours réfugié politique en France. Il a tourné ce documentaire malgré la désapprobation de sa famille. Le Figaro 


Dans ce document rare, le courage et la fraternité dessinent une forme d’espoir envers et contre tous. Le Journal du dimanche 


Un documentaire émouvant. Le Parisien


Le film ouvre son spectre de nuances pour recueillir des voix magnifiquement dissonantes [...] sous l’œil bienveillant de la caméra. Poignant. Les Inrockuptibles 


Ne se contentant pas de composer un portrait, le cinéaste accompagne et protège amicalement Kojin, il partage les risques qu’il prend à chaque coming out ou excès de maquillage, il l’aide à s’assumer, à s’épanouir. Le film devient ainsi le lieu, fragile et éphémère, où il peut enfin s’essayer à la liberté. Libération


On peut hésiter à trop vite qualifier un film de "courageux", mais pas ici. Positif 

À écouter sur France Culture

Film d'ouverture

Le 2 mars 2021

THE LAST HILLBILLY

De Diane Sara Bouzgarrou et Thomas Jenkoe 

 

France, Qatar , Couleur, 2020, 80'

Films de Force Majeure
New Story

Dans les monts des Appalaches, à l’est du Kentucky, les gens se sentent moins Américains qu’Appalachiens. Ils ne reconnaissent pas toujours l’autorité du gouvernement fédéral. Certains ne paient pas leurs taxes, quitte à se passer d’eau courante ou d’électricité. Au fil des ans, les habitants de ce territoire de "Amérique blanche rurale" ont vu se développer un mélange explosif, fait de déclin économique, de désastre écologique, de violence sociale.  Aux États-Unis, on les appelle souvent "hillbillies" (bouseux, péquenaud). Insulte que certains utilisent pour se définir eux-mêmes, comme une provocation. The Last Hillbilly est le portrait d’une famille hillbilly à travers les mots d’un des leurs, qui en a écrit et interprété la voix-off. Diane Sara Bouzgarrou et Thomas Jenkoe y mêlent l’observation documentaire à l’évocation d’un monde intérieur étonnant, témoin d’un monde en train de disparaître.

À lire

Un entretien avec les réalisateurs par la revue Débordements.

"
Ce territoire est compliqué à filmer, ce sont des collines et c’est très difficile d’embrasser le paysage. On voulait filmer les cicatrices. C’est une nature et une géographie mutilées. On se demandait comment le faire sentir. Et ce prêche de Brian, qui parle de l’histoire de la violence en Amérique nous intéressait dans l’idée de faire sentir des forces telluriques de ce territoire tellement actif dans la vie de ceux qui y vivent, car ils ont les pieds dans la terre, la boue, ils sont constitués de cet endroit. On a tourné longtemps autour de ce passage au montage."

Film Bonus 


 PLAYING MEN

De Matjaž Ivanišin

 

Slovénie, Croatie, Couleur, 2017, 60'

Nosorogi  
Shellac Films

À une époque qui pourrait être la nôtre, quelque part au bord de la Méditerranée, les hommes jouent comme si leur vie en dépendait, avec une joie désinvolte. Lutter, faire rouler un fromage, ou réciter rapidement les bons numéros sont ici des occupations de la plus haute importance.

Projection physique uniquement

 SOLO

De Artemio Benki 

 

France, République tchèque, Argentine, Autriche, Couleur, 2019, 84'

Petit à Petit Production 
Nour Films

Martín, pianiste virtuose et compositeur argentin, est depuis quatre ans patient de l'hôpital psychiatrique El Borda. Absorbé par la création de sa prochaine œuvre Enfermaria, il tente en même temps de faire face à sa maladie et de retrouver, peut-être, une vie hors de l’hôpital.

Disponible à la réouverture des salles.

AMAZING GRACE

De Alan Elliott & Sydney Pollack

 

Etats-Unis, Couleur, 2018, 87'

Production Neon
Distribution Metropolitan FilmExport

Film d'ouverture                              

Après la disparition de "The Queen of Soul" Aretha Franklin, ressurgit un film documentaire révélant le concert de la diva lors d'un service religieux à Watts les 13 et 14 janvier 1972 au New Temple Missionary Baptist Church. Réalisé par Sydney Pollack, dans le cadre d'un projet d'accompagnement du double album de Amazing Grace, le film n'avait jamais été rendu public, pour des raisons techniques et juridiques.[...] Grâce au travail du producteur Alan Elliott, nous pourrons enfin voir l'artiste chanter dans les allées de l'église du révérend James Cleveland reprise en chœur par la chorale gospel et les fidèles du temple baptiste de Los Angeles.[...] (Guillaume Schnee)

Disponible à la réouverture des salles.